Histoires d'aviation, le vernissage

Qu'y avait-il à manger sur la table rouge, le soir du vernissage à la Chapelle des Calvairiennes ?

Vernissage-Chapelle.jpg

J'ai mis à disposition des gourmands deux des terrines préparées avec la chair des perdrix et faisans dont les peaux, têtes, plumes, ailes et queues étaient répartis dans les pièces de l'exposition. 
Lorsque j'ai expliqué comment ces plats avaient été préparés, deux ou trois "Mon dieu !" horrifiés ont résonné dans la Chapelle, exclamations fort à propos étant donné la nature du lieu !
Pourquoi ces réactions ? Le fait de manger des oeuvres d'art peut-être ? Ou ce qui est d'autre part momifié, tanné et légèrement puant ? Ou enfin un mouvement de dégoût face aux origines de la viande - celle qu'on nous montre bien rose dans les barquettes aseptisées des supermarchés ? Les trois ?

En tout cas, il ne restait plus rien des terrines de faisans lorsque nous avons quitté la Chapelle.
Et une chose est sûr : mon travail se déporte de plus en plus vers le ventre, la nutrition... Et le végétal.

Ah ! En prime une jolie vidéo d’Alexandre Benjamin Navet. Regardez, on voit les peaux de perdrix et l'olivier bouger avec les courants d'air !

Haut de page